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Mis à jour le 13 mars 2026
publiée le 13 mars 2026

Maladies rénales : des pathologies à ne pas négliger

À l’occasion de la semaine mondiale du rein, du 7 au 14 mars, un coup de projecteur sur les maladies rénales s’impose. Saviez-vous que vos reins peuvent perdre jusqu’à 80 % de leur fonction sans que vous ne ressentiez le moindre symptôme ? Nous vous proposons un éclairage sur un enjeu de santé publique majeur et les réflexes pour se protéger.

À l’occasion de la semaine mondiale du rein, du 7 au 14 mars, nous vous proposons un éclairage sur un enjeu de santé publique majeur et les réflexes pour se protéger.

Un duo vital mais méconnu

Nous y pensons rarement, pourtant, nos reins sont de véritables usines de haute technologie. Logés sous les côtes, ils travaillent 24h/24 pour assurer l’équilibre de notre organisme :

  • Filtrage haute précision : ils éliminent les déchets transportés par le sang.
  • Régulateurs : ils maintiennent l’équilibre en eau et en minéraux (sel, potassium).
  • Chefs d’orchestre : ils produisent des hormones essentielles pour réguler la tension artérielle et fabriquer les globules rouges.

Une maladie silencieuse… jusqu’au stade avancé

En France, près de 6 millions de personnes sont touchées par une maladie rénale. Le problème ? La maladie est en général indolore et souvent sans symptôme avant la phase avancée. Dans la majorité des cas, aucun signe d’alerte ne se manifeste avant un stade très avancé.

Le chiffre à retenir : 1 personne sur 10 est concernée, et beaucoup l’ignorent.

Lorsque les premiers signes apparaissent, fatigue intense, essoufflement ou œdèmes (gonflements), les reins sont souvent déjà lourdement dégradés, rendant parfois nécessaires la dialyse ou la greffe.

Les visages de la maladie rénale

Toutes les pathologies rénales ne se ressemblent pas.

  • La maladie rénale chronique (MRC) : on parle de maladies rénales chroniques, dans tous les cas où l’on constate, durant minimum six mois, une altération de la composition du sang, des urines, et des complications de l’aspect du rein à l’imagerie. Les formes les plus fréquentes de maladies rénales sont liées à l’hypertension et au diabète (de type 2), de longue date.
  • Les maladies inflammatoires : comme les glomérulonéphrites, qui attaquent directement les « filtres » du rein.
  • Les maladies génétiques : notamment la polykystose rénale, caractérisée par l’apparition de kystes.
  • Les infections (pyélonéphrites) : souvent dues à une infection urinaire mal soignée. Elles se manifestent par de la fièvre et des douleurs dorsales.
  • Les calculs rénaux : ces « cailloux » peuvent provoquer des crises de coliques néphrétiques extrêmement douloureuses.

« La maladie rénale chronique est définie par l’expression « killeur silencieux » parce qu’elle se manifeste le plus souvent dans les phases avancées. C’est une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne nouvelle parce qu’en général on ne souffre pas physiquement de la maladie, au moins dans les phases initiales; mauvaise nouvelle car il faut la rechercher pour la diagnostiquer. »

Professeur Giorgina Piccoli, cheffe du service de néphrologie du CH Le Mans.

Êtes-vous à risque sans le savoir ?

Le dépistage n’est pas systématique pour tous, mais il devient indispensable si vous cochez l’une de ces cases :

  • Vous avez plus de 60 ans : la maladie rénale est plus fréquente chez les personnes âgées et sa prévalence augmente avec l’âge.
  • Vous souffrez de diabète ou d’hypertension artérielle.
  • Vous êtes en situation de surpoids ou d’obésité.
  • Vous avez des antécédents familiaux de maladies rénales.

Chez les jeunes c’est important de chercher une maladie rénale, dans le cas d’une hypertension précoce, (moins de 30 ans), d’une lithiase (calculs rénaux) et pour les femmes, après une grossesse compliquée par une pré-éclampsie.

Un dépistage simple et rapide

Bonne nouvelle, dépister une maladie rénale est très simple. Il suffit de demander à votre médecin traitant :

  • Une prise de sang (pour mesurer la créatinine).
  • Une analyse d’urine (pour chercher la présence de protéines ou de globules rouges).
  • Une échographie rénale qui permet, surtout chez les jeunes, de découvrir des malformations, des kystes, avant qu’ils ne deviennent symptomatiques ou qu’ils s’associent à une insuffisance rénale.

Ces examens permettent d’agir tôt… à condition d’y penser.

5 réflexes pour chouchouter vos reins

La prévention reste votre meilleure alliée. Voici comment agir au quotidien :

  • Manger équilibré et le plus naturel possible (éviter les plats préparés) : il s’agit de limiter l’excès de sel et de sucre.
  • Bien s’hydrater : buvez de l’eau selon votre soif (environ 1,5L par jour).
  • Bouger : une activité physique régulière aide à contrôler la tension.
  • Attention à l’automédication : l’usage prolongé de plusieurs médicaments peut être toxique pour les reins.
  • Suivre vos constantes : surveillez régulièrement votre tension, votre glycémie et votre poids.

 « Un diagnostic précoce permet d’être plus efficace dans le traitement mais même dans des formes diagnostiquées tardivement, il est souvent possible de retarder l’évolution vers la dialyse ou la greffe.

Il faut donc profiter des occasions de diagnostic précoce, même chez les jeunes, par exemple lors de la découverte d’une hypertension pendant le sport, ou lors d’une évaluation à la suite d’une grossesse compliquée ».

Professeur Giorgina Piccoli.

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Mis à jour le 18 février 2026
publiée le 18 février 2026

Projet d’établissement 2025-2030

Découvrez notre projet d’établissement pour les 5 ans à venir.

Projet d’établissement 2025-2030

Le projet d’établissement 2025-2030 du CH Le Lude, constitué à titre principal du projet médico-soignant, trace les grandes orientations en matière d’organisation de l’offre de soins et médico-sociale.

Issu d’une large concertation avec nos professionnels et partenaires, il est structuré autour sur 3 piliers qui définissent nos engagements envers :

  • nos patients et résidents
  • notre territoire
  • nos professionnels

🔎 Consulter le projet d’établissement 2025-2030

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Pour aller plus loin

Mis à jour le 02 janvier 2026
publiée le 02 janvier 2026

Meilleurs vœux 2026

Nos équipes vous présentent leurs meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Meilleurs vœux 2026
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Mis à jour le 14 novembre 2025
publiée le 14 novembre 2025

L’antibiorésistance, un enjeu de santé publique majeur

Du 18 au 24 novembre, c’est la semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques ! L’occasion de parler de l’antibiorésistance et de présenter l’équipe multidisciplinaire en antibiothérapie de la Sarthe (EMA 72).

L’antibiorésistance, un enjeu de santé publique majeur

La lutte contre l’antibiorésistance est un combat collectif. Professionnels de santé, autorités sanitaires et citoyens : nous avons tous un rôle à jouer. En utilisant les antibiotiques avec discernement, et en mesurant les risques d’une consommation excessive, nous pouvons préserver leur efficacité, pour nous-mêmes et pour les générations futures.

L’antibiorésistance, c’est quoi ?

En moins d’un siècle, les antibiotiques ont révolutionné la médecine. Ils ont permis de sauver des millions de vies et de guérir des infections autrefois mortelles. Mais les bactéries, qui sont des organismes vivants, ont la capacité de s’adapter.

Chaque fois que l’on prend un antibiotique, il agit non seulement sur la bactérie responsable de l’infection, mais aussi sur notre microbiote, c’est-à-dire l’ensemble des bactéries qui vivent naturellement dans notre corps, notamment dans notre intestin. Sous cette pression, certaines bactéries vont acquérir des résistances. Plus nous consommons d’antibiotiques, plus ce phénomène s’accentue : c’est un mécanisme de survie pour les bactéries. Ces bactéries peuvent ensuite se transmettre d’une personne à l’autre, ce qui amplifie le problème à l’échelle collective.

L’antibiorésistance est déjà une réalité : en France, on observe environ 5500 décès par an liés à des infections causées par des bactéries multirésistantes.

L’équipe multidisciplinaire en antibiothérapie de la Sarthe

Portée par le CH Le Mans, elle réunit infectiologues, pharmaciens et microbiologistes afin de promouvoir le bon usage des antibiotiques et de renforcer l’expertise infectiologique en Sarthe.

En 2024, plus de 4500 avis d’infectiologie ont été donnés aux médecins qui ont sollicité l’équipe dans la prise en charge de leurs patients. L’EMA 72 accompagne les établissements du territoire dans l’élaboration de leurs propres programmes et assure des actions de formation et de sensibilisation des auprès des professionnels.

Comment agir à son niveau ?

Il faut d’abord éviter toute utilisation inutile. Les antibiotiques ne servent qu’à traiter les infections bactériennes, pas les infections virales comme le rhume, la grippe ou la bronchite. Dans ces cas, ils ne font qu’encourager la résistance, sans traiter la cause. Il faut donc faire confiance à son médecin et ne pas insister pour obtenir un antibiotique si ce n’est pas nécessaire. Si des antibiotiques sont nécessaires, il faut respecter scrupuleusement la posologie et la durée prescrites, et ne jamais réutiliser ou partager avec d’autres personnes un ancien traitement (les restes sont à ramener en pharmacie).

La prévention des infections joue également un rôle clé (prévenir vaut toujours mieux que guérir) : se laver régulièrement les mains, maintenir ses vaccins à jour, porter un masque pendant les épidémies hivernales, avoir une bonne hygiène de vie… ces gestes simples réduisent le risque de tomber malade et donc indirectement le recours (justifié ou non) aux antibiotiques.

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Mis à jour le 19 juin 2025
publiée le 19 juin 2025

Consultations au CH Le Lude

Des consultations externes sont disponibles au CH Le Lude.

Consultations au CH Le Lude

Afin de faciliter l’accès aux soins des patients du territoire, le CH du Lude dispose de consultations externes en cardiologie et en chirurgie digestive et viscérale. 

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Mis à jour le 18 février 2026
publiée le 12 mai 2025

Hôpitaux de Sarthe : membres et appellation

Le Pôle Santé Sarthe et Loir et le Centre Hospitalier de La Ferté-Bernard ont intégré la direction commune des Hôpitaux de Sarthe.

Hôpitaux de Sarthe : membres et appellation

Les conseils de surveillance des 6 hôpitaux sarthois concernés ont approuvé l’élargissement de la direction commune au Pôle Santé Sarthe et Loir (PSSL) et au Centre hospitalier de La Ferté-Bernard. Cette direction commune a été créée en 2019, et était jusqu’à présent constituée des centres hospitaliers du Mans, de Saint-Calais, de Montval-sur-Loir et du Lude. Regroupant désormais l’ensemble des établissements publics sarthois réalisant des activités de médecine, chirurgie, et obstétrique (MCO) – et des structures médico-sociales qui leur sont rattachées –, la direction commune officialise sa nouvelle appellation : « Hôpitaux de Sarthe ».

Contexte

Cette intégration fait suite à la nomination de Guillaume Laurent, directeur général du CH Le Mans et des établissements de la direction commune, en tant que directeur gé​néral par intérim du CH La Ferté-Bernard (janvier 2024) et du Pôle Santé Sarthe et Loir (mars 2024). Des directeurs délégués avaient alors été nommés par Guillaume Laurent, afin de garantir un pilotage en proximité : Philippe Cutté au CH La Ferté-Bernard et Aldric Evain au PSSL.

Guillaume Laurent avait annoncé, d’emblée, l’intention de proposer l’intégration de ces deux établissements à la direction commune déjà existante. Cette perspective a été préparée pendant plusieurs mois, dans le cadre d’un dialogue interne à chaque établissement, et avec l’implication du comité des élus du groupement hospitalier de territoire de la Sarthe (GHT 72)​. Elle a été récemment soumise à la délibération des conseils de surveillance des 6 établissements membres, avec le soutien de leurs présidents respectifs, maires des communes concernées. Le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire, Jérôme Jumel, et ses équipes, ont apporté leur appui à cette évolution structurante pour l’organisation hospitalière publique du territoire sarthois.

Pourquoi une direction commune hospitalière ?

La direction commune constitue une modalité de gouvernance souple, tout en étant plus intégrée que la seule appartenance au GHT. C’est le choix d’un fonctionnement étroitement concerté et coordonné, et la volonté d’une plus grande cohérence territoriale au bénéfice des patients, dont les parcours de soins se font, le plus souvent, à l’échelle de la Sarthe.

Les trois grands objectifs poursuivis par la direction commune des Hôpitaux de Sarthe sont :

  • Développer les coopérations, au bénéfice de la population et des patients sarthois, dans le cadre d’une prise en charge de proximité, de qualité, sécurisée, graduée et coordonnée. L’unification des directions permet de simplifier et de réduire les circuits de décision à l’échelle du territoire. Elle permet d’encourager les dynamiques d’équipes territoriales. Les projets d’établissements de chaque hôpital répondent avant tout aux besoins locaux, dans le cadre d’une coordination territoriale s’appuyant sur le projet médico-soignant du GHT.
  • Améliorer l’efficacité de gestion. Le maintien d’une offre de soins pérenne et d’un bon niveau d’investissement (bâtiments, équipements, numérique) passe par la capacité des établissements à assurer leur subsistance dans la durée, avec une trajectoire financière soutenable. La coordination des moyens administratifs, logistiques et techniques permet de trouver des solutions en commun aux problématiques locales. Il s’agit de garantir un fonctionnement agile, en proximité, avec une direction de site, et d’organiser l’appui de ressources et d’expertises « centralisées » en lien permanent avec les équipes locales, notamment s’agissant des compétences spécialisées et « rares » (mutualisation de certains recrutements).
  • Renforcer la visibilité de nos établissements, et la cohérence de nos projets vis-à-vis des tutelles (ARS) et des partenaires (collectivités territoriales, entreprises, …). En s’appuyant sur les mêmes outils, les mêmes moyens et la même organisation, les hôpitaux de la direction commune peuvent bénéficier de la même réactivité et de la même crédibilité, quelle que soit la taille du site concerné ; un avantage certain pour la réponse à des appels à projets régionaux ou nationaux, les liens avec les partenaires institutionnels ou privés du territoire, ou encore le suivi de dossiers complexes, tels que les projets architecturaux de rénovation des sites.

Les principes de gouvernance

La direction commune n’est pas une fusion des établissements. Chaque établissement conserve son autonomie juridique et financière. La « mise en commun » porte principalement sur la direction et les modalités de gouvernance, afin de renforcer la cohérence des décisions et des organisations sur le territoire.

La gouvernance de la direction commune des Hôpitaux de Sarthe repose sur les principes suivants :

  • Coordination : la gestion commune des hôpitaux doit permettre de mettre en avant les complémentarités et l’efficacité collective, solidaire, pour répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.
  • Autonomie : chaque établissement conserve son autonomie juridique et financière. Les instances de gouvernance sont maintenues et les budgets sont indépendants. Le dialogue de gestion interne et le dialogue social sont réalisés au niveau local.
  • Subsidiarité : coordination ne signifie pas centralisation. Tout ce qui peut être fait en proximité, de manière sécurisée et efficace, doit être maintenu sur site.
  • Évaluation et réversibilité : la mise en place d’indicateurs de suivi doit permettre d’évaluer la valeur ajoutée et la pertinence de ce mode de gouvernance, pour chaque établissement. Le cas échéant, un conseil de surveillance peut délibérer du retrait de l’établissement de la direction commune.

Une dynamique de collaboration déjà active

Le lien des deux nouveaux établissements avec la direction commune existante avait déjà pu se renforcer au sein du GHT, et notamment durant l’année écoulée, dans le cadre de l’intérim de direction. Au PSSL, une « feuille de route » commune avec le CHM avait été adoptée, en mai 2022, avec le soutien de l’ARS, pour renforcer les liens entre les deux hôpitaux.

Les patients sarthois ont déjà pu bénéficier des impacts concrets de cette organisation plus coordonnée et graduée, par exemple sur la filière des soins urgents (équipe mutualisée de médecins urgentistes CHM-PSSL, équipes paramédicales mobiles d’urgences sur 4 sites, évolution de l’organisation des services d’urgences, ré-augmentation progressive des jours d’ouverture de ces services) ou encore de l’ophtalmologie (consultations et actes de chirurgie réalisés par les équipes du CHM et du PSSL sur plusieurs sites).

La direction commune ambitionne ainsi de pouvoir faciliter les coopérations, la mise en place d’équipes territoriales et une meilleure répartition des moyens – médicaux notamment – sur le territoire sarthois.

Une communication coordonnée, plus lisible et cohérente

Depuis plusieurs mois, les établissements déjà membres de la direction commune ont endossé une identité visuelle harmonisée, pour une meilleure lisibilité. Les dispositifs de communication sont également progressivement mis en cohérence (notamment par la refonte des sites web), dans une dynamique d’amélioration de l’information proposée à la population, et de mutualisation des moyens. Les établissements nouvellement intégrés bénéficieront également de cette démarche dans les mois à venir.​

L’appellation « Hôpitaux de Sarthe » a également vocation à permettre aux établissements d’affirmer leur appartenance au collectif de la direction commune des hôpitaux publics de Sarthe. Le logo sera utilisé comme un label adossé à la communication de chacun, sans se substituer à celle-ci.

🔎​ Consulter la carte d’identité de la direction commune

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